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	<title>Trame urbane/Urban Plots &#187; En français</title>
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	<description>Come cambiano città e politiche? How do cities and policies change? spunti dalla ricerca di Marco Cremaschi</description>
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		<title>Politiques urbaines et partenariat &#8220;au pluriel&#8221;: quelques remarques sur rome</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Oct 2009 15:10:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>editore</dc:creator>
				<category><![CDATA[En français]]></category>
		<category><![CDATA[Partnerships, strategie e governance del territorio]]></category>
		<category><![CDATA[Pubblico privato]]></category>
		<category><![CDATA[Roma]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Recherches sur le projet et les concepteurs, Ministère du Logement-Pca, Paris (Actes du séminaire Euro-conception, Paris, 28-29 sept. 1993</p>
<p>C&#8217;est une géographe française qui (Seronde Babonaux 1980) a révélé qu&#8217;à Rome la construction massive des quartiers du dix-neuvième siècle d&#8217;abord, puis de la périphérie moderne, ne s&#8217;est pas produite à la suite d&#8217;un développement endogène, mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Recherches sur le projet et les concepteurs</em>, Ministère du Logement-Pca, Paris (Actes du séminaire Euro-conception, Paris, 28-29 sept. 1993</p>
<p><span lang="fr-FR">C&#8217;est une géographe française qui (Seronde Babonaux 1980) a révélé qu&#8217;à Rome la construction massive des quartiers du dix-neuvième siècle d&#8217;abord, puis de la périphérie moderne, ne s&#8217;est pas produite à la suite d&#8217;un développement endogène, mais grâce à l&#8217;aide d&#8217;un corps étranger, c&#8217;est-à-dire le jeune État italien qui en 1870 s&#8217;empara de la capitale pontificale. Seronde Babonaux utilise la contraposition physique de l&#8217;&#8221;urbe&#8221; papale à la ville &#8220;piémontaise&#8221;, devenue italienne en suite, qui l&#8217;entoure, comme guide pour la description géographique et l&#8217;explication de ce qui la différencie des autres villes européennes (et italiennes). En réalité, l&#8217;&#8221;urbe&#8221; ancienne est plus imbriquée dans la ville moderne que ce que l&#8217;on croit, mais l&#8217;effet miroir du conflit au niveau social entre les &#8220;deux villes&#8221; est doublé du conflit institutionnel entre la ville et la capitale. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Pour comprendre l&#8217;évolution des politiques urbaines, il est donc nécessaire de tenir compte du conflit entre l&#8217;État et la municipalité. A un niveau tout à fait différent, la ville aussi, en principe soumise au faible contrôle de la Région, est responsable de presque toutes les grandes décisions concernant le plan d&#8217;urbanisme, du génie urbain, du logement, des services, du réseau de transport en commun, etc. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Mais une transition étant en cours entre un modèle réglementaire de politique urbaine et l&#8217;imbrication de regimes divers, une conséquence est donc l’inutilité d’une conception unitaire des politiques urbaines. D&#8217;ailleurs, un aspect commun à toutes les définitions de politique urbaine est le mélange des effets inattendus avec les cours des actions intentionnelles (</span><sup><span style="font-size: xx-small"><span lang="fr-FR"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a></span></span></sup><span lang="fr-FR">). </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Quoi qu’on puisse considérer la ville de Rome comme un cas emblematique du désordre qui resulte d&#8217;une mauvaise gestion urbaine, du point de vue analytique elle apparaît comme une <em>figure de la transition</em> qu&#8217;affecte toutes les métropoles du monde. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Ce papier introduit donc les politiques urbaines dans le cas de Rome faisant récours à l&#8217;imbrication des principes de flexibilité et de blocage dans un procès de progressive articulation du système decisionnelle. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Rome a fait de la <em>flexibilité </em>un programme (voir § 1) avant de faire du plan la règle (en toute anarchie et paradoxe, on peut soutenir qu&#8217;on a privatisé bien avant que Londres la fonction du plan).</span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Dans un &#8220;désordre&#8221; des politiques apparentement caotique, sutout pendant les années Quatre-Vingts, on a pu décrire d&#8217;abord (voir § 2) une logique fonctionelle: le <em>blocage, </em>qu&#8217;on a cherché à expliquer comme un système de filtre des opérations urbaines.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">En suite, le développement urbain semble se partager sur des horizons divers sinon alternatifs parmi differents <em>niveaux d&#8217;actions </em>(voir § 3). </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Les acteurs publics et privés sont articulé à seconde de la strategie qu&#8217;ils poursuivent et de la configuration des reseaux d&#8217;acteurs pour chaque niveau (voir § 4). </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Dans ce contexte on peut presenter le début d&#8217;une pratique négotionale  (voir § 5).</span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt;font-style: normal" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0pt" lang="fr-FR"><em>1. La flexibilité</em></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">En Italie, l&#8217;urbanisme est surtout une affaire locale, au même das les limites des lois d&#8217;orientation nationale et régionale. On se trompe peu en affirmant que le niveau &#8220;supracomunal&#8221; conditionne faiblement les choix du niveau comunal. En principe, l&#8217;aménagement municipal est hiérarchique et à tout azimut. En réalité, la pratique de l&#8217;aménagement &#8211; en raison, entre autres, du lourd mécanisme d&#8217;approbation (</span><sup><span style="font-size: xx-small"><span lang="fr-FR"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote2anc" href="#sdfootnote2sym"><sup>2</sup></a></span></span></sup><span lang="fr-FR">)- s&#8217;est éloignée par degrés de sa matrice d&#8217;origine. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt" lang="fr-FR">D&#8217;une autre part, l&#8217;espérance de vie des administrations locales (avant la réforme électorale de 1993) était de moins de deux ans, seulement un quart du temps nécessaire en moyenne pour conclure le cheminement pour l&#8217;approbation d&#8217;un prg: on pourrait donc soutenire la thèse que le cycle politico-électoral et le cycle administratif du plan ont presque toujours été dissociés, avec évidente faiblesse de l&#8217;un et de l&#8217;autre.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt" lang="fr-FR">Dans cette situation, le problème administratif devient vite un problème technique et politique: c&#8217;est-à-dire, comment rendre plus flexible les choix des plans par rapport à la rigidité temporelle et technique des vieux instruments de planification.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Si la situation italienne auraient pu passer pour extraordinaire iusqu&#8217;au la réforme, on ne pas dire le meme pour le problème du plan et de son réalisation &#8220;flexible&#8221;. Pendant les dix dernières années, on a en effet assisté en Europe à une extraordinaire fragmentation des formes du plan, soit juridiquement légitimées, soit ayant au contraire seulement une valeur informelle et locale, soit enfin par recours aux &#8220;grands projets&#8221; realisé au dehors de l&#8217;aménagement ordinaire (</span><sup><span style="font-size: xx-small"><span lang="fr-FR"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote3anc" href="#sdfootnote3sym"><sup>3</sup></a></span></span></sup><span lang="fr-FR">). </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">La révision du plan est donc une parmi plusieurs éscamotages ou ruses pour introduire une ligne à double voie: le <em>status quo </em>et le nouveau dossier, donc des règles et le projet de règles nouvelles. Cette duplicité potentielle des règles peut être considérée comme un des indicateurs possibles d&#8217;une souplesse, à la fois institutionelle et culturelle, du rapport à la norme publique, souplesse qui a caracterisé sans doute l&#8217;expérience italienne de l&#8217;urbanisme des dernières années. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">En générale, la flexibilité est la conséquence des rapports entre le domaine des décideurs et le domaine des techniciens. <em>On contourne la technique abstraite pour obtenir un surcroit d’efficacité</em>. On aura bien évidenment plusieurs nuance plus ou moins “vertuex”. Une souplesse tout simplement &#8220;dérèglementaire&#8221; tiendra à avoir &#8220;pour fondement les pratiques clientélistes dans la distribution des biens publics, et pour effet les pratiques négatives illégales” (Verpraet 1994) tel que les &#8220;abus des autorisation de construire&#8221; dans le cas de Rome; mais, en même temps, une flexibilité plus orientée tendra au contraire à contourner les blocages administratifs &#8220;par le développement par fragment de nouvelles formes d&#8217;organisation plus productives sur les lacunes du secteur public&#8221; (<em>ibidem</em>). </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Mais il vaut mieux souligner ce que la flexibilité (et son envers, le blocage qu’on verra ici après) a eu en commun avec ce qui caractérise l&#8217;action publique depuis toujours (de Lara 1993): elle peut apparaître comme soit <em>trop politisée</em> (quand les problèmes techniques sont réglés par des choix politiques); soit, au contraire, <em>pas assez politisée </em>(quand les choix techniques s&#8217;avèrent étrangers aux règles de la représentation politique et au jeu des coalitions décisionnelles). </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Le manque d&#8217;efficacité est un reproche typiquement libéral: la vague libériste voudrait étendre au plan d&#8217;urbanisme la flexibilité, la spécialisation, la réduction des délais, la mobilité dans l&#8217;espace, les caractères de la production industrielle plus moderne (</span><sup><span style="font-size: xx-small"><span lang="fr-FR"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote4anc" href="#sdfootnote4sym"><sup>4</sup></a></span></span></sup><span lang="fr-FR">). Le marché remplacerait la formule Étatique classique, qui associait technique et politique dans l&#8217;action publique, par le recours aux forces du marché: deréglementation et dépolitisation, donc, progresseraient ensemble. Ce remarque a été justement inversé (Crosta 1991): au contraire, le retour de la politique affecterait les entreprises privées elles-mêmes. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt" lang="fr-FR">Le mélange correct est donc un problème qui concerne tous les systèmes de plan, en particulier ceux qui s&#8217;adressent aux situations innovantes (où la &#8220;puissance&#8221; publique opère un transfert de responsabilité politique vers des sujets privés); ces dernières étant des situations de mobilisation &#8220;des acteurs publics et privés, dans le cadre d&#8217;une action conjointe, visant des objets de négociation jugés réalisables dans une zone spécifique&#8221; (Crosta 1991).</p>
<p style="margin-bottom: 0pt" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0pt" lang="fr-FR"><em>2. Le blocage</em></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Le années &#8216;80 marquent un clivage dans le processus de développement de la capitale. Par rapport aux années passées, les transformations physiques de la ville sont limitées, c&#8217;est-à-dire que les réalisations sont peu nombreuses; les transformations touchent des zones peu étendues, les changements dans les fonctions principales sont limités. Si on regarde le programme exposé par le délégué à l&#8217;Urbanisme pendant la III Conference municipale sur l&#8217;urbanisme de 1986, on voit une liste d&#8217;interventions prioritaires qui n&#8217;ont pas encore été realisées (</span><sup><span style="font-size: xx-small"><span lang="fr-FR"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote5anc" href="#sdfootnote5sym"><sup>5</sup></a></span></span></sup><span lang="fr-FR">). Mais le blocage n&#8217;est pas un dispositif total. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt" lang="fr-FR">La production immobilière a avancée, mais souvent au ralenti; la ville a changée. C&#8217;est un changement qui se déroule tout à l&#8217;intérieur du cadre bâti et du cadre normatif donné, par un accroissement continu mais léger et par des innovation des usages plutot que des ruptures du tissu urbaine. Fort d&#8217;un consensus monolitique, on a utilisé depuis les années soixante un système de planning immobile et fossilisé pour faire des projets au coup par coup avec de douteux résultats: pas d&#8217;opposition univoque autour de la même question, pas de compétition non plus, pas de programmes à moyen ou long terme (pour l’histoire de la politique du plan à Rome: Fried, 1973).</p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Ailleurs (Cremaschi 1991) on a expliquée cette situation empruntant à la polémologie l&#8217;image du conflit &#8220;à basse intensité&#8221; pour décrire le soudain <em>blocage</em> du cours des décisions. Le blocage n’est pas l’absence de tout changement: c’est une sorte de change qu’on peut decrire comme à &#8220;<em>basse</em> <em>intensité</em>&#8221; par rapport à la violente croissance urbaine à partir des années trentes jusqu&#8217;aux années Soixantes. C&#8217;est une transformation qualitative et fonctionelle de l&#8217;usage, des rôles, de la hiérarchie des diverses partie de la ville. Il est donc important de souligner que le blocage (de l&#8217;immobilier, du foncier, de l&#8217;économie urbaine) est à la foi une ruse du gouvernement de la ville, et l&#8217;inverse &#8220;symétrique&#8221; de la souplesse italienne du rapport à la norme publique.<em> On a contourné la technique (prévision) pour obtenir un <span style="font-size: small"><span style="font-family: Times New Roman,serif">surcro</span></span>î<span style="font-size: small"><span style="font-family: Times New Roman,serif">t</span></span> de consensus</em>.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Le blocage a été donc la &#8220;formule&#8221; d&#8217;une conjoncture qui a administré des avantages (souvent illicites) par des choix qui n&#8217;étaient ni publics ni optimaux; il a opéré, dans une situation d&#8217;incertitude et de mouvement comme un système de filtrage, mortifiant en même temps la raison technique et politique. Le système du blocage a vite laissé voir les conséquences négatives, surtout en termes de choix tout sauf optimaux, inefficacité économique, corruption et coûts croissants. Une des raisons en est la faiblesse des fonctions qui, en France notamment, &#8220;sont associées à la maîtrise d&#8217;ouvrage publique et privée (programmation, évaluation, édification&#8221;) (Verpraet 1994), dont la rationalisation se heurte à la faiblesse de l&#8217;administration publique surtout au niveau local, autant du point de vue technique que du point de vue des ressources économiques (la taxation locale est encore étroitement limitée, tandis que les normes gérées par l&#8217;État imposent des standards techniques élevés); en général, on inpute à l&#8217;instabilité et l&#8217;incertitude politique la déstructuration de l&#8217;appareil administratif de l&#8217;État (</span><sup><span style="font-size: xx-small"><span lang="fr-FR"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote6anc" href="#sdfootnote6sym"><sup>6</sup></a></span></span></sup><span lang="fr-FR">). </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Quoi que bien d&#8217;autres résultats auraient pu être assurés par des voies plus “rationelles”, le blocage se révèle avoir été une ressource inestimable pour le pouvoir politique de l’époque. Pas des grands projets, donc, mais en revanche l&#8217;association parmi les promoteurs, le control de toute proposition innovant qui veuillisse traumatiser le “bloc” social autour de la coalition dominante (</span><sup><span style="font-size: xx-small"><span lang="fr-FR"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote7anc" href="#sdfootnote7sym"><sup>7</sup></a></span></span></sup><span lang="fr-FR">). </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Mais sa limite n&#8217;est pas simplement une limite d&#8217;<em>efficacité</em> de l&#8217;action publique. De fait, le blocage a signifié la &#8220;dé-légitimation&#8221; autant des procédures de décision basées sur des critères techniques que des procédures basées sur des critères politiques: l&#8217;administration a finit par favoriser un critère de sélection &#8220;opportuniste&#8221;, qui récompense la coalition des intérêts plus habiles et plus résistants. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0pt" lang="fr-FR"><em>3. Niveaux d’action </em></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">A Rome comme ailleurs la sortie du blocage est suivie de l&#8217;extension des règles publiques et de l&#8217;approbation de programmes politiques. Mais, car &#8220;<em>the era of the grand plan has passed</em>&#8221; (comme on le récite à la London Docklands Development Corporation), les villes semble sutout nécessiter un programme qui soit &#8220;un programme politique, qui puisse définir avec clarté les buts, les objectifs, les secteurs et les lieux où on désire intervenir&#8221; (Folin 1990).</span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">La réforme administrative et électorale du 1993 a donné aux maires un surplus de légitimité et d&#8217;efficacité par rapport au niveau institutionnel central (quoi que le &#8220;tournant&#8221; vers la deuxième République est encore loin de l&#8217;accomplissement). D&#8217;autre part, les procédures dans le domaine de l&#8217;urbanisme n&#8217;ont pas changé: le changement s&#8217;opère donc dans le cadre législatif et administratif connu, sans autre nouveauté que le recours aux outils d&#8217;&#8221;autocoordination&#8221; au niveau local pour avancer les réformes que l&#8217;État ou les Régions tardent à introduire. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt" lang="fr-FR">Ces changements semblent préceder une &#8220;ré-orientation&#8221; des politiques urbaines et de la culture politique locale (Perulli 1994). On peut déterminer, du point de vue analytique, au-moins trois niveaux d&#8217;action soutenant différentes organisations urbanistiques. Chaque niveaux peut être interprétée comme un terrain possible de développement de la ville, dans laquelle s&#8217;inscrivent -à divers degrés- les éventuels programmes d&#8217;action des sujets publics et privés.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Ces terrains sont <em>alternatifs</em> car ils fournissent diverses solutions à des problèmes comuns: par exemple, à la localisation du tertiaire urbaine, la typologie ou la déconcentration des nouveaux logements. Mais naturellement ils produisent des effets qui, bien que contradictoires, sont co-présents en même temps. On peut donc considérer que la &#8220;hétérogénéité&#8221; des politiques urbaines de Rome, qui souvent désoriente autant le spécialiste que l&#8217;observateur, remonte à ce brassage (Cremaschi 1994a).</span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt" lang="fr-FR">Dans la schématisation qui suit sont reportés quelques exemples illustrant la manière dont les trois principaux sujets publics contribuent à chacun terrain, quoique de toute évidence chaque sujet contribue de manière prédominante à une strategie spécifique:</p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">- 	la<em> ville capitale </em>affronte le problème de l&#8217;organisation du &#8220;poste de commandement&#8221; de l&#8217;État, et s&#8217;est surtout manifestée avec des projets de &#8220;re-concentration&#8221; directionnelle et de création des districts de business modernes, tel que l&#8217;a été en son temps l&#8217;Eur, quartier des ministères choisi par le régime fasciste pour l&#8217;Exposition de 1942. Sur le papier, il existe un secteur privilégié de la périphérie pour la &#8220;re-concentration&#8221; des bureaux publics; en pratique, la concentration continue autour de la ville politique (</span><sup><span style="font-size: xx-small"><span lang="fr-FR"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote8anc" href="#sdfootnote8sym"><sup>8</sup></a></span></span></sup><span lang="fr-FR">). </span></p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.1pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">-	la<em> ville globale </em>(pas tant de la politique et de la finance, comme New-York, Tokyo etc., mais de l&#8217;esprit, comme Jérusalem ou Calcutta) affronte le problème des fonctions d&#8217;excellence au niveau mondial (religion, tourisme, culture, sport, diplomatie) et s&#8217;est manifestée dans les propositions de grandes infrastructures: aéroports, transports en commun, liaisons variées, centres technologiques, grands aménagements de musées et centres culturels etc. Du point de vue du territoire, on ne privilégie pas un lieu spécifique, et même d’une certaine façon se désintéresse du centre traditionnel. Eventuellement, on privilégie le décentrage sélectif de certaines fonctions importantes vers les pôles périphériques, mettant en évidence le caractère différencié des &#8220;vocations&#8221; fonctionnelles des secteurs territoriaux de la ville. Elle implique une modernisation diffuse qui peut procéder par projets graduels et est relativement indifférente au rôle de capitale institutionnelle de Rome. </span></p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.1pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">-	l<em>&#8216;agglomeration urbaine</em>, enfin, affronte le problème de l&#8217;organisation urbaine, en particulier le problème du logement et, plus récemment, le problème des transports et de la mobilité (l&#8217;identité des grands quartiers périphériques, la spécialisation fonctionnelle des secteurs urbains, les liaisons entre le centre et les communes de l&#8217;aire métropolitaine, etc, sont d&#8217;autres problèmes importants). Il serait laborieux de rendre compte des actions des administrations de diverses époques et des indications politiques, mais en résumé nous pouvons affirmer qu&#8217;on a toléré une dispersion élevée des interventions ainsi qu&#8217;une considérable production informelle de logements illégaux. En ce qui concerne le territoire, on ne définit pas de claires stratégies si non en termes négatifs envers la ville existante: en fait, la construction informelle abusive a privilégié la dispersion résidentielle; tandis que le logement public a privilegié la banlieue (</span><sup><span style="font-size: xx-small"><span lang="fr-FR"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote9anc" href="#sdfootnote9sym"><sup>9</sup></a></span></span></sup><span lang="fr-FR">).</span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt" lang="fr-FR">
<ol>
<li>
<p style="margin-bottom: 0pt"><em><span lang="fr-FR">La ligne de 	partage des acteurs </span></em></p>
</li>
</ol>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Les differents niveaux d’actions articulent aussi les modalités de négotiation et d&#8217;accord entre acteurs public et privés. La première raison est que des sujets divers ont opéré sur les differents niveaux. La seconde, est que chaque action demande aux politiques des specifiques contributions.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">On voit alors que la condition pour la réalisation de la première grande strategie était une forte intentionalité, et l&#8217;accord résolu par au moins des deux principaux sujets publics, l&#8217;État et la Commune. Par exemple, tout effort de renouveau de l&#8217;urbanisme et les programmes des grands projets de Rome ont été liés iusqu&#8217;au présent à la (re)localisation des services de l&#8217;État. Mais ces &#8220;affaires d&#8217;État&#8221; sont menées face à une compétence municipale sur l&#8217;urbanisme; et d&#8217;autre part, la municipalité revendique la reconnaissance du rôle même de capitale, contribution que l&#8217;État a de la peine à concéder dans la mesure demandée. Sans volonté de collaborer ou, au contraire, sans pouvoir de coercition, le jeu entre la commune et l&#8217;État tend souvent à annuler n&#8217;importe quelle initiative. On peut donc soutenir que le SDO a été la plus célèbre victime du blocage du système, car les ressources de consensus à mobiliser auraient d être beaucoup plus fortes que celles réellement impliquées. À l&#8217;accord auraient pu participer aussi des entreprises et des promoteurs privés ou semi-privés, mais seulement en fonction de l&#8217;accord entre le deux sujets, élément qui au contraire est manqué. On peut aussi conclure que des operations trop vastes ne satisferaient pas la qualité d&#8217;un système decisionnelle dispersif et pluriel.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Le deuxième horizon strategique serait en apparence plus concurrentiel que le premièr, car il nécessiterait de nouveaux acteurs et promoteurs dans tous les domaines d&#8217;&#8221;excellence&#8221; (tels que les domaines religieux, culturel, cinématographique, sportif, etc). Mais en effet on ne registre qu&#8217;une sujet reéllement actif, bien qu&#8217;il soit tout à fait étrange au logique partenarial. En fait, les instituts religieux du Vatican et les grandes congrégations ont réussi à réaliser, dans les tournures du prg, une sorte de centre directionnel dans le Secteur Ouest, au service du catholicisme universel. En ce qui concerne certains aspects des politiques urbaines, on peut en effet soutenir que trois <em>souverainetés</em> se confrontent, dissemblables et relativement indépendantes: l&#8217;État, la Commune, le Vatican. Les relations entre ces trois sujets n&#8217;ont presque jamais été linéaires, pas même au moment de la rédaction des programmes. La superposition institutionnelle est donc le double de celle d&#8217;autres capitales, où elle se manifeste pourtant dans divers rapports (districts fédéraux etc). De plus, chaque sujet est en réalité multiple: par exemple, autant l&#8217;industrie publique que les finances du Vatican ont &#8220;joué&#8221; de manière autonome par rapport à l&#8217;État et à l&#8217;Eglise, participant directement à l&#8217;industrie de la construction de la capitale (</span><sup><span style="font-size: xx-small"><span lang="fr-FR"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote10anc" href="#sdfootnote10sym"><sup>10</sup></a></span></span></sup><span lang="fr-FR">).</span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Enfin, les logiques ayant opéré en accord avec le troisième horizon ont été capables de s&#8217;insérer dans les interstices du système administratif et politique. C&#8217;est le cas du directionnel qui s&#8217;est beaucoup développé à Rome, bien que moins qu&#8217;en Europe (</span><sup><span style="font-size: xx-small"><span lang="fr-FR"><span lang="fr-FR"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote11anc" href="#sdfootnote11sym"><sup>11</sup></a></span></span></span></sup><span lang="fr-FR">), et dans lequel la &#8220;déconcentration&#8221; des services techniques publics (les services de la Banque centrale, une des Universités, une partie de la recherche et de l&#8217;information statistique) a pris un poids considérable. C&#8217;est aussi le cas des actions informelles, les pratiques des &#8220;nouveaux castors&#8221; (Vollet 1995<span style="font-size: x-small">)</span>.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0pt"><em><span lang="fr-FR">5. Le partenariat</span></em></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Les innovations des années &#8216;90 essayeraient d&#8217;obtenir une plus grande flexibilité et de meilleurs résultats en faisant recours à: a) une notion stratégique du plan d&#8217;urbanisme, quoique la législation de l&#8217;État enregistre un profond rétard en ce qui concerne l&#8217;aspect technique, l&#8217;urbanisme et le droit foncier; b) la negotiation avec les principaux acteurs, bien que les procédures du partenariat soient abouti à peu de résultats iusqu&#8217;au aujourd&#8217;hui. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">On peut donc formuler deux hypothèses: qu&#8217;un transfert de responsabilités soit en cours du contexte national au contexte local (Cremaschi 1994b); et que dans cette réformulation on puisse entrevoir, surtout en perspective, des combinaisons nouvelles entre décideurs (publics ou privés) et critères de légitimation (politique ou technique) (Crosta 1991; de Lara 1992). C&#8217;est là qu&#8217;on trouve la grande contradiction de cette phase: l&#8217;administration locale voudrait poursuivre des objectives de grande envergure, mais pour l&#8217;instant, à bien du mal ad atteindre le but minimal d&#8217;&#8221;un <em>programme politique</em>, qui puisse définir avec clarté les buts, les objectifs, les secteurs et les lieux où on désire intervenir&#8221; (Folin 1990). Les nouvelles administrations locales, à Rome comme ailleurs, paraissent donc suivre pour le moment le modèle de l&#8217;extension des règles publiques (</span><sup><span style="font-size: xx-small"><span lang="fr-FR"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote12anc" href="#sdfootnote12sym"><sup>12</sup></a></span></span></sup><span lang="fr-FR">), n&#8217;étant pas assez fortes ni compétentes pour évoquer des projets plus ambitieux. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">D&#8217;autre part, on ne trouve à Rome d&#8217;autre sujets capables de proposition (tandis que pour Milan, par example, la situation est differente: voir Fareri 1990). </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">L&#8217;Etat n&#8217;a jamais proposé (ni imposé) un projet pour sa capitale, et bien que souvent des entreprises publiques (sourtout du batiment, ou des promoteurs immobilières) ont essayés des accords avec la municipalité, ils ont failli le pari le plus important, le nuoveau quartier des affairs. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Le seul cas véritable d&#8217;accord de partenariat c&#8217;est passé avec le &#8220;Ferrovie dello Stato&#8221;, la régie -maintenant entreprise publique- qui gère les chemins de fer. Quoique propriété de l&#8217;Etat, le Fs ont jouit d&#8217;une vaste autonomie pendant les dernières cinq ans; en effet, c&#8217;est l&#8217;accord qui scelle la fin de la question de Rome-capitale et concrétise d&#8217;autre perspectives strategiques pour la ville. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">L&#8217;accord poursuivi entre la mairie et le tout-puissant pdg de Fs régarderait un échange complexe: a) le Fs aurait concentré des important ressources sur le renoveau du service de transport metropolitaine, le pivot potentiel d&#8217;une nouvelle organisation urbaine; b) tandis que la nouvelle administration aurait permis le développement du patrimoine fonçière de Fs. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">En suite on a envisagé l&#8217;aire de la gare Tiburtina comme le pôle directionel de la municipalité, tandis que l&#8217;ancien projet du quartier Sdo venait d&#8217;être éffacé. Plus récemment, la gare S. Pietro, tout près du Vatican, a été choisi come terminal des pèlerins du prochaine Année Sainte,  et donc comme site des nouveaux équipements hotellières, de transport, etc.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">Donc, le domaine férroviaire résulte la ressource strategique qui a été joué deux fois, une première pour l&#8217;organisation de l&#8217;aire métropolitaine; une deuxième, pour l&#8217;objectif strategique de la qualification de la ville, au niveau globale, pour le tourisme religieux. L&#8217;accord pragmatique avec Fs a été &#8220;enlargi&#8221; au table avec le Vatican, en raison sourtout qu&#8217;il apparut faisable à bref délai.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR">A fur et à mesure que ces combinations -d&#8217;acteurs, projets, ressources économiques, compétences techniques &#8211; reussissent, une formulation nouvelle des stratégies urbaines se dégage; si l&#8217;on veut, un nuoveau ordre &#8220;construit&#8221; du plan</span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0pt" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0pt" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0pt"><em><span lang="fr-FR">Reférences</span></em></p>
<p style="margin-left: 28.4pt;text-indent: -28.4pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">Agnew J., 1995, <em>Rome</em>, J. Wiley, London</span></span></p>
<p style="margin-left: 28.4pt;text-indent: -28.4pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">Bagnasco A., 1996, “Le développement diffus: le modèle italien”, in I. Sachs, <em>Quelles villes, pour quel développement</em>, Puf, Paris</span></span></p>
<p style="margin-left: 28.4pt;text-indent: -28.4pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">Bellicini L., 1991, a cura di, <em>La costruzione della città europea negli anni &#8216;80</em>, Roma, Credito Fondiario.</span></span></p>
<p style="margin-left: 28.4pt;text-indent: -28.4pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">Cremaschi, M., 1991, &#8220;Urbanistica a bassa intensità: il caso di Roma&#8221;, in L. Bellicini, 1991.</span></span></p>
<p style="margin-left: 28.4pt;text-indent: -28.4pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">Cremaschi M., 1994a, &#8220;L&#8217;organizzazione territoriale dell&#8217;area romana. Dinamiche e rappresentazioni degli anni Ottanta&#8221;, in A. Fubini, a cura di, <em>I problemi delle grandi aree metropolitane</em>, F. Angeli</span></span></p>
<p style="margin-left: 28.4pt;text-indent: -28.4pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">Cremaschi M., 1994b, &#8220;La denazionalizzazione del problema abitativo&#8221;, <em>Urbanistica</em> 102</span></span></p>
<p style="margin-left: 28.4pt;text-indent: -28.4pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">Crosta P.L., 1990, &#8220;La politica urbanistica&#8221;, in B. Dente, curateur, <em>Le politiche pubbliche in Italia</em>, il Mulino, Bologna</span></span></p>
<p style="margin-left: 28.4pt;text-indent: -28.4pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">Crosta P.L., 1991, &#8220;Politiche urbanistiche, nuovi attori e trasformazione della città&#8221;, in L. Bellicini, 1991 </span></span></p>
<p style="margin-left: 28.4pt;text-indent: -28.4pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">de Lara Ph., 1992, &#8220;Les langages de l&#8217;État&#8221;, voir <em>Le futur de l&#8217;État</em>, Ministère del l&#8217;Equipement-PCA, Paris, 17 feb. 1992</span></span></p>
<p style="margin-left: 28.4pt;text-indent: -28.4pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">Fareri P., 1990, &#8220;La progettazione del governo a Milano: nuovi attori per la metropoli matura&#8221;, in B. Dente, L. Bobbio, P. Fareri, M.Morisi, <em>Metropoli per progetti</em>, il Mulino, Bologna</span></span></p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">Folin M., 1990, &#8220;Il piano che è fallito&#8221;, <em>MicroMega</em>, 1</span></span></p>
<p style="margin-left: 28.4pt;text-indent: -28.4pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">Fried R. C., 1973, <em>Planning the eternal City, roman Politics and Planning since Word War II</em>, Yale UP, New Haven and London</span></span></p>
<p style="margin-left: 28.4pt;text-indent: -28.4pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">Indovina, 1973, <em>Lo spreco edilizio</em>, Marsilio, Padova</span></span></p>
<p style="margin-left: 28.4pt;text-indent: -28.4pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">Martinotti G., Vicari S., 1994, &#8220;La formazione del piano regolatore generale&#8221;, in AA.VV., <em>Le decisioni di opera pubblica e di urbanistica nelle città</em>,. Archivio Isap, Nuova Serie, 7, Giuffré, Milano </span></span></p>
<p style="margin-left: 28.4pt;text-indent: -28.4pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">Muller P., 1990, <em>Les politiques pubbliques</em>, Puf, Paris</span></span></p>
<p style="margin-left: 28.4pt;text-indent: -28.4pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">Perulli P., 1994, &#8220;La costruzione delle nuove politiche urbane&#8221;, in <em>Casabella</em>, pp. 23 et ss.</span></span></p>
<p style="margin-left: 28.4pt;text-indent: -28.4pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">Seronde Babonaux A.M., 1980, <em>De l&#8217;Urbs à la ville: Rome. Croissance d&#8217;une capitale</em>, Edisud, Aix en Provence, (tr. it. 1983)</span></span></p>
<p style="margin-left: 28.4pt;text-indent: -28.4pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">Thœnig J.-C., 1985, &#8220;L&#8217;analyse des politiques publiques&#8221;, in M. Grawitz, J. Leca, <em>Traité de science politique</em>, t. IV, Puf, Paris</span></span></p>
<p style="margin-left: 28.4pt;text-indent: -28.4pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">Tocci W., 1993, <em>Roma, che ne facciamo</em>, Editori Riuniti, Roma</span></span></p>
<p style="margin-left: 28.4pt;text-indent: -28.4pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">Verpraet G., 1994, &#8220;Plans et projets en horizon flexible, trajectoire Franco-Italiennes&#8221;, en <em>Recherches sur le projet et les concepteurs</em>, Ministère du Logement-Pca, Paris (Actes du séminaire Euro-conception, Paris, 28-29 sept. 1993)</span></span></p>
<p style="margin-left: 28.4pt;text-indent: -28.4pt;margin-bottom: 0pt"><span lang="fr-FR"><span style="font-size: x-small">Vollet C. 1995, <em>Rome et ses “borgate”, 1960-1980, des marques urbaines à la ville diffuse, </em>Ecole Française de Rome, Rome</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0pt">
<div id="sdfootnote1">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym-western" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a> Dans une démarche pragmatique, comme un &#8220;programme 	d&#8217;action&#8221; de l&#8217;autorité publique ou gouvernementale 	(Thoenig 1985); en termes systémiques et régulatifs, 	comme un &#8220;processus de médiation sociale&#8221; (Muller 	1990); ou encore, d&#8217;un point de vue constructiviste, comme l&#8217;outil 	d&#8217;une analyse, &#8220;construit&#8221; par l&#8217;observateur (Crosta 	1990). D’autre part, le désordre n&#8217;est que &#8220;le 	mouvement, plus l&#8217;incertitude&#8221; (selon Balandier) donc deux 	idées centrales à toute analyse économique et 	politique.</p>
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym-western" name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc">2</a> Une étude de Martinotti et Vicari (1994), ayant étudié 	les procédures pour l&#8217;approbation d&#8217;un prg (&#8221;piano 	regolatore generale&#8221;) ,donne une idée des problèmes 	administratifs. Le temps minimum entre l&#8217;envoi du dossier et 	l&#8217;approbation du plan est de deux ans, alors qu&#8217;en moyenne on arrive 	presque à huit ans. En général, selon la même 	recherche, les prg sont plutôt vieux (en moyenne, le prg a 12 	ans d&#8217;âge; mais pour plus de la moitié des communes de 	l&#8217;échantillon, l&#8217;âge est plus avancé). Il est 	certain qu&#8217;en absence de plans, ou avec des plans et projets 	veillis, l&#8217;incertitude en matière d&#8217;urbanisme augmente, et 	ajoute à l&#8217;incertitude de l&#8217;économie.</p>
</div>
<div id="sdfootnote3">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym-western" name="sdfootnote3sym" href="#sdfootnote3anc">3</a> Comme effet de l&#8217;introduction de nouvelles procédures dans la 	réglementation nationale: le contrat de ville, en Italie les 	&#8220;accords de programme&#8221;&#8230;, le Plan Programme pour l&#8217;Est 	parisien, en Italie des &#8220;délibérations 	programmatique&#8221; des municipalités&#8230;. Dans les plans 	généraux plus récents on voit, parfois, un 	surcroît d&#8217;attention donné à la définition 	détaillée des aspects concernant la réalisation 	de manière à ne pas avoir à approuver des plans 	executifs ultérieurs avant de réaliser les travaux. 	Enfin, on a vu la diffusion de l&#8217;institut du &#8220;plan 	préliminaire&#8221;, sorte de schéma directeur local 	sans efficacité légale, qui annonce les principales 	interventions visées. Toujours dans la recherche indiquée 	(Martinotti, Vicari 1994), cette situation est bien illustrée: 	en tout cas, 65% des communes a en cours la &#8220;révision&#8221; 	du prg, une procédure beaucoup plus simple qu&#8217;un nouveau 	plan.</p>
</div>
<div id="sdfootnote4">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym-western" name="sdfootnote4sym" href="#sdfootnote4anc">4</a> La méfiance répandue envers le plan d&#8217;urbanisme est 	exemplifié par la remarque contenue dans une étude 	redigée pour le Ministère du Bilan et du Plan: &#8220;un 	programme d&#8217;investissement ne peut pas être subordonné 	d&#8217;une façon rigide aux contenus et aux procédures 	d&#8217;élaboration des plans d&#8217;urbanisme&#8221;.</p>
</div>
<div id="sdfootnote5">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym-western" name="sdfootnote5sym" href="#sdfootnote5anc">5</a> Le blocage frappe d&#8217;abord la réalisation du SDO; le projet de 	Gregotti e Benevolo pour le grand Parc Archéologique du 	Centre Historique et de la rue Appia Antica; le Centre des Congrès 	et d&#8217;expositions, l&#8217;auditorium de Flaminio (dont le projet a été 	presenté en 1994 par R. Piano); les nouveaux Marchés 	Généraux, le centre ferroviaire de SetteBagni, le port 	turistique à Ostie, le renouveau du quartier de la Gare 	Termini; l&#8217;agrandissement de la seconde Université, la 	réalisation de la troisième Université et le 	plan du quartier de la gare Ostiense; le reseau  ferroviaire 	metropolitaine, etc. Seuls échappent au blocage la deuxième 	ligne du metro, les projets pour le Mondial de Football <em>Italia 	&#8216;90</em>: le renouveau du stade de football, la nouvelle liaison 	ferroviaire rapide avec l&#8217;aéréoport de Fiumicino, 	outre quelques grands magasins dans la banlieue, des grands 	ensembles et nombreux pavillons illégaux.</p>
</div>
<div id="sdfootnote6">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym-western" name="sdfootnote6sym" href="#sdfootnote6anc">6</a> Dans ce contexte, il n&#8217;est pas étonnant que les travaux 	publics réalisés en Italie pour le &#8220;rendez-vous- 	spectacle&#8221; du Mondial de football de 1990 aient coûtés, 	selon les évaluations, de 6.500 à 8.000 milliards de 	lires, plus du double coût (en valeurs de l&#8217;époque) des 	Grands Travaux parisiens, ou des investissements de l&#8217;état 	anglais pour les Docklands de Londres (Bellicini 1991). Pendant la 	même période, d&#8217;autre part, la reconstruction de Naples 	après le tremblement de terre a coûté trois fois 	la somme prévue.</p>
</div>
<div id="sdfootnote7">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym-western" name="sdfootnote7sym" href="#sdfootnote7anc">7</a> Voir à ce propos V. Parlato, “Il blocco edilizio”, in F. 	Indovina, 1973, qui anticipe les études sur le role politique 	de la “<em>growth machine</em>”.</p>
</div>
<div id="sdfootnote8">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym-western" name="sdfootnote8sym" href="#sdfootnote8anc">8</a> Le siège théorique de la reconcentration est le 	secteur oriental où, dans les années soixantes fut 	désigné le SDO (le Système Directionnel 	Oriental: presque 10 millions de mc. de bureaux, à l&#8217;origine 	même 40 millions, autour d&#8217;un axe infrastructurel). A 	l&#8217;origine, l&#8217;idée était que le SDO puisse être 	considéré comme une opération d&#8217;avantages 	réciproques pour la commune et l&#8217;état: en fait, la 	&#8220;re-localisation&#8221; des Ministères de l&#8217;état 	aurait rationnalisé les sièges administratifs, et 	aurait induit la &#8220;re-qualification&#8221; de la périphérie 	orientale de la ville (permettant entre autres de réaliser 	infrastructures, métro, parcs etc). Au contraire, l&#8217;état 	garde encore plus de 70% de ses propres bureaux dans le centre ou à 	l&#8217;Eur (environ 8 millions de mc.); et il a agrandi les sièges 	ou en a réalisé de nouveaux (3 millions de mc. 	seulement dans les années 80) faisant recours à des 	procédures spéciales qui ne tiennent pas compte du prg 	de la commune. La valeur  du SDO aujourd&#8217;hui est donc presque nulle 	(Perulli 1994): mais on ne sait pas encore quels programmes pourront 	hériter de ce rôle.</p>
</div>
<div id="sdfootnote9">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym-western" name="sdfootnote9sym" href="#sdfootnote9anc">9</a> Les équipements urbains ont été maintes fois 	réalisés après les quartiers abusifs; le nombre 	des logements publics a été limité dans le 	temps et de toute façon récemment réduit à 	cause du manque de ressources (l&#8217;incidence de la construction 	publique, égale à 60% du total en 1980, s&#8217;est trouvée 	réduite à 11% dix ans plus tard). Le travail 	concernant les infrastructures de transport a été à 	la fois tardif et onéreux (au cours des années 80, il 	est monté de 24,7% à 49,4% des investissements de la 	Commune) (voir: Cremaschi 1991).</p>
</div>
<div id="sdfootnote10">
<p style="margin-bottom: 0pt"><a class="sdfootnotesym-western" name="sdfootnote10sym" href="#sdfootnote10anc">10</a> <span style="font-size: x-small">La présence de la Cité 	du Vatican, des pèlerinages, des audiences, des sièges 	diplomatiques etc., impose de lourds péages d&#8217;organisation à 	la commune de Rome. Prenons comme exemple l&#8217;année Sainte 	(celle de 1950, ou la prochaine, de 2000): il s&#8217;agit d&#8217;un événement 	typiquement urbain, comme une grande foire ou une exposition, qui 	&#8220;consumme&#8221; la ville dans son ensemble pour plusieurs mois 	et nécessite des investissements en hotels, réseaux de 	transports publics, parkings, surveillances etc. C&#8217;est le Vatican 	qui décide des dates (ce qui n&#8217;exclut pas les surprises: 	l&#8217;actuel pape a promu une année Sainte extraordinaire entre 	les deux dates), la tutèle de l&#8217;initiative est attribuée 	par le Concordat de 1984 à l&#8217;état italien, et ce qui 	concerne l&#8217;organisation retombe sur la commune de Rome.</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote11">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym-western" name="sdfootnote11sym" href="#sdfootnote11anc">11</a> A Londres, pendant les années 1987-89 seulement, ont a 	terminé plus de 2,1 millions de mc.<sup> </sup>de bâtiments 	pour les activités tertiaires; plus de 6,1 million de mc. 	étaient en voie de costruction; et on disposait de permis de 	construire 12 millions de mc.<sup> </sup>encore. En région 	Île-de-France pendant les années &#8216;80 on a octroyé 	permis de contruire pour 15 millions de mc. (Bellicini 1991). En 	même temps, à Rome, on a realisé 6 millions de 	mc.<sup> </sup>pour le logement populaire et presque 1 million de 	mc.<sup> </sup>de bâtiments pour les activités 	tertiaires (Cremaschi 1991).</p>
</div>
<div id="sdfootnote12">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym-western" name="sdfootnote12sym" href="#sdfootnote12anc">12</a> Quoi que la réforme administratif du &#8216;93 ait donné aux 	maires un surplus de légitimité et d&#8217;efficacité 	par rapport au niveau institutionnel central, le &#8220;tournant&#8221; 	vers la deuxième République est encore loin de 	l&#8217;accomplissement. D&#8217;autre part, les procédures dans le 	domaine de l&#8217;urbanisme n&#8217;ont pas changé: le changement 	s&#8217;opère donc dans le cadre législatif et administratif 	connu, sans autre nouveauté que le recours aux outils 	d&#8217;&#8221;autocoordination&#8221; au niveau local pour avancer les 	réformes que l&#8217;état ou les Régions tardent à 	introduire. Ces changements semblent préceder une 	&#8220;ré-orientation&#8221; des politiques urbaines et de la 	culture politique locale (Perulli 1994).</p>
</div>
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		<title>Sortie du blocage: nouvelles stratégies locales pour Rome</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 15:42:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>editore</dc:creator>
				<category><![CDATA[En français]]></category>
		<category><![CDATA[Partnerships, strategie e governance del territorio]]></category>
		<category><![CDATA[Pubblico privato]]></category>
		<category><![CDATA[Roma]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Ce papier utilise les principes de blocage et souplesse pour l&#8217;analyse de politiques urbaines, et les verifie pour le cas de Rome; en particulier, on cherche à expliquer le blocage comme un système de filtre des opérations urbaines dans une conjoncture politique particulière. Les innovations auxquelles on assiste aujourd&#8217;hui essayent d&#8217;obtenir une plus grande flexibilité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce papier utilise les principes de blocage et souplesse pour l&#8217;analyse de politiques urbaines, et les verifie pour le cas de Rome; en particulier, on cherche à expliquer le blocage comme un système de filtre des opérations urbaines dans une conjoncture politique particulière. Les innovations auxquelles on assiste aujourd&#8217;hui essayent d&#8217;obtenir une plus grande flexibilité et de meilleurs résultats en faisant recours à une notion stratégique de plan.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">À ce propos, il est curieux que la législation de l&#8217;état enregistre un profond retard en ce qui concerne l&#8217;aspect technique, urbanistique et le droit foncier. En conséquence, de nouveaux instruments et des procédures innovatrices sont expérimentées localement, avec un intéressant processus qui ressemble à une espèce d&#8217;&#8221;auto-réforme locale&#8221; de l&#8217;action publique en urbanisme.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Pour conclure, on peut formuler l&#8217;hypothèse qu&#8217;un transfert de responsabilités du contexte national au contexte local est en cours, transfert dans lequel on peut entrevoir certaines intéressantes innovations dans les combinaisons d&#8217;état, marché, politique et technique. Il est encore trop tôt pour dire si ce mélange peut se révéler heureux ou singulier. Mais il serait inutile de supposer dans les politiques urbaines locales cette idée d&#8217;unité qui est excessive en ce qui concerne la méthode scientifique. Si on s&#8217;inspire de la formule de Georges Balandier &#8220;le mouvement, plus l&#8217;incertitude&#8221; pour qualifier le désordre, on peut considérer le cas de Rome d&#8217;une façon plus générale, comme une <em>figure de la transition</em> en cours vers de nouvelles politiques urbaines.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">
<p style="margin-bottom: 0pt"><em>Trois étapes de la planification urbaine </em>(<sup><span style="font-size: xx-small"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote2anc" href="#sdfootnote2sym"><sup>1</sup></a></span></sup>)</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">La loi urbanistique fondamental de 1942 a caractherisé le plan, instrument principal de l&#8217;action urbanistique, avec deux adjectives forts, qui le qualifient de manière apodictique: le plan est &#8220;regolatore&#8221; (&#8221;réglementateur&#8221;) et &#8220;generale&#8221; (général), c&#8217;est le gouvernail et aussi bien la carte de tout processus de transformation du territoire. L&#8217;execution du plan général demande la redaction des piani attuativi (plans executives) par portions homogènes du territoire. En réalité, pendant la periode de validité du plan (qui le plus souvent est indeterminée), on peut rediger des varianti (variantes) qui modifient l&#8217;instrument général soi sous tous les rapports (variant général), soit sous un seul rapport (variant pour les espaces verts, ou pour les services), soit encore relativement a un espace localisé (variant pour modifier certaines destinations determinées). Pour ce qui en concerne l&#8217;approbation, les variantes et le plan suivent le même chemin administrative.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">L&#8217;aménagement du territoire et l&#8217;urbanisme font partie en Italie des compétences privilégiées des organes périphériques de l&#8217;État, et notamment des environ 8.000 communes. Dès 1977, avec la réforme de l&#8217;administration qui a institué les régions, la fonction urbanistique a été essentiellement divisée a 50% entre les régions e les communes (Merloni et. al. 1982)</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Chaque municipalité se donne un &#8220;piano regolatore&#8221; qu&#8217;identifie les reseaux des infrastructures, les travaux publics prioritairs, les terrains à batir, les zones à proteger et les fonctions et l&#8217;intensité d&#8217;utilisation de chaque partie du territoire; et indique les zones pour lesquelles la concession des permis à batir est subordonné a des certains limites ou à des procedures spéciales (comme, par exemple, les quartiers anciens du centre des villes). Il n&#8217;est que récentement, par la nouvelle loi fondamental sur les organes périphériques de l&#8217;État (loi 142/90) qu&#8217;on a introduit un rôle de coordination pour les provinces (niveau institutionel à peu près equivalent aux départements) et pour les nouvelles &#8220;aree metropolitane&#8221;, encore à réaliser. Étant donnée la faible présence de tout aménagement de quelque importance soit à niveau national (à part les grands travaux d&#8217;équipements, tels que les lignes des chemins de fer à grand vitesse) ou régional (des plans régionaux sont à l&#8217;étude depuis peu d&#8217;années), on peut dire que la plus grand partie des décisions publics concernant le territoire et le marché fonçière est prise par les communes.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">L&#8217;hipothèse qu&#8217;il puisse y avoir des différents <em>modèles </em>du plan d&#8217;urbanisme et succession de modèles et cultures différentes n&#8217;est plus aujourd&#8217;hui une source de difficultés. Dans ce processus, plusieurs diménsions s&#8217;entrecroisent: la transformation des structures du territoire, des disciplines, des cultures professionelles, des formes de la décision.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Pendant le passage dès années &#8216;50 aux &#8216;60 se produit la première &#8220;rupture&#8221; dans les formes d&#8217;organisation territoriale de la societé italienne, du aux ingents transformations territoriales amorcées par le processus de modèrnisation, avec l&#8217;industrialisation du Nord et l&#8217;émigration massive en diréction des villes. Vu d&#8217;aujourd&#8217;hui, le plan de ce pèriode semble être caractèrisé, pour suivre la formulation de Secchi, par une spéciale autonomie &#8220;éthico-déductive&#8221;: il s&#8217;agit d&#8217;un processus de séléction des altérnatives, que l&#8217;expert-urbaniste exerce par la valutation &#8220;optimal&#8221; et le &#8220;calcul&#8221; des conséquences. Le plan trouve sa légittimité dans les principes universales (beauté, justice, efficacité, verité) que l&#8217;urbanisme modèrne a tiré de la tradition &#8220;illuministe&#8221; de la societé et du gouvernement.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Avec les années &#8216;60, commencent cértaines difficultés. Les raisons en sont nombreuses: entre elles, la faiblesse de la culture &#8220;phisiciste&#8221; du plan, et la concurrence d&#8217;autres disciplines sociales plus forts et plus favorisé par les exchanges internationales. Synthètiquement, l&#8217;urbanisme cherche dans les années &#8216;60 de se qualifier comme une des procedures rationelles au service du gouvernement social. Le modèle du plan, aussi bien par l&#8217;influence du planning américain et de la culture rational-comprehensive de sciènces régionales tend à s&#8217;aplatir sur le processus décisional, avec toute l&#8217;ambiguité que donne le rencontre (où naiveté et optimisme ne manquent guère) entre politique et rationalité technique. Le &#8220;plan-processus&#8221; comme on l&#8217;appelle à l&#8217;époque, ne peut pas être concu comme un simple artifact particulier, mais est articulé en plusieurs phases, d&#8217;analyse, de projet et d&#8217;actuation, reglés, dans les intentions, par une sequence logique systèmique. Le résultats sont evidentement très différenciés, en raison du contexte. Dans la Milan réformiste des années &#8216;60, l&#8217;organisation du processus décisionel politicise le plan, et politicise aussi les structures techniques des communes, avec de résultats disputés mais certainement intéressants dans le domaine de l&#8217;urbanisme.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Ailleurs, à Rome par exemple et dans une grand partie du Sud, l&#8217;urbanisme formel serà plutôt substitué par la logique politique: les mouvements des squatters, par exemple, obtiennent de la région d&#8217;abord, et de l&#8217;État successivement, la légittimation de leurs réalisations hors plan; la réalisation des grands travaux troverà sa place, dans une période encore successive, avec des dispositions spéciales (Cremaschi 1991). C&#8217;est dans cette période que vient en evidence la faiblesse de la structure administrative: l&#8217;État céntral, avec la constitution des régions, se trouve par dégrés émarginé des problématiques urbanistiques; l&#8217;opérativité des régions rétarde; les techniciens des administrations locales se révélent peu homogènes, par leur culture professionnelles et oriéntation politique, à l&#8217;action des nouvelles administrations municipales (dans la période le nombre des villes gerés par la gauche croît sans arrêt).</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Dès le années &#8216;80 s&#8217;opère le dernier changement, avec l&#8217;affirmation général (non sans argument et discussion) d&#8217;une dimension négocial de la décision d&#8217;urbanisme; le rôle de promoteur (et non seulement de controleur) du sujet publique en résulte légittimé vis-à-vis des sujets privés qui proposent souvent des actions concerté d&#8217;aménagement. Dans ce processus, les administrations locales se concentrent sur les projets particuliers plutôt que sur les plans, sur le caractère strategique de chaque action particulière de la main publique plutôt que sur l&#8217;aspect prévisionel et la cohérence du plan. On peut dire qu&#8217;en cette phase l&#8217;urbanisme accroît son rôle <em>cognitive</em>: pour utiliser une methaphore tiré de la languistique, il gagne des fonctions performatives en outre à celle de narration.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Dans deux interventions tipiques de ces années, les grand travaux et les friches industrielles, on reconnait un procédé emblematique: le <em>projet urbain </em>délimite des espaces, les identifie et les nomme, les catégorise et lance des confrontations, invoque des connexions par analogie ou par imitation, etc. Le changement d&#8217;echelle a encore une autre consequence: le rôle du concepteur trébuche au déla de la figure de l&#8217;urbaniste. Pour autant que le sujet publique se configure comme manager, pour autant devient ouvert la dinamique de la conception.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Autour des nœuds du projet urbain souvent se réalisent des &#8220;coalitions de projet&#8221;, qui font rentrer des strategies promotionnelles entre les proposition d&#8217;aménagement pour la ville ou pour une zone. Si la culture du projet urbain est par définition pluraliste, la légitimation du concepteur n&#8217;utiliserà forcement la confrontation culturelle, mais fera recours aux nombreuses réthoriques du projet: du récit urbanistique à la culture du <em>project management</em>; de la force des arguments de la finance, au marketing du consensus.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">
<p style="margin-bottom: 0pt"><em>En quête de la flexibilité</em></p>
<p style="margin-bottom: 0pt">En Italie, l&#8217;urbanisme est surtout une affaire locale, au même das les limites des lois d&#8217;orientation nationale et régionale. On se trompe peu en affirmant que le niveau &#8220;supracomunal&#8221; conditionne faiblement les choix du niveau comunal. En principe, l&#8217;aménagement municipal est hiérarchique et à tout azimut. En réalité, la pratique de l&#8217;aménagement &#8211; en raison, entre autres, du lourd mécanisme d&#8217;approbation &#8211; s&#8217;est éloignée par degrés de sa matrice d&#8217;origine.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Ayant étudié les procédures pour l&#8217;approbation d&#8217;un prg (&#8221;piano regolatore generale&#8221;) Martinotti rt Vicari (1994) donnent une idée des problèmes administratifs. Le temps minimum entre l&#8217;envoi du dossier et l&#8217;approbation du plan est de deux ans, alors qu&#8217;en moyenne on arrive presque à huit ans. En général, selon la même recherche, les prg sont plutôt vieux (le prg moyen a 12 ans d&#8217;âge; mais pour plus de la moitié des communes de l&#8217;échantillon, l&#8217;âge est plus avancé). Il est certain qu&#8217;en absence de plans, ou avec des plans et projets veillis, l&#8217;incertitude en matière d&#8217;urbanisme augmente, et ajoute à l&#8217;incertitude de l&#8217;économie.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">D&#8217;une autre part, l&#8217;espérance de vie des administrations locales (avant la réforme électorale de 1993) était de moins de deux ans, seulement un quart du temps nécessaire en moyenne pour conclure le cheminement pour l&#8217;approbation d&#8217;un prg: on pourrait donc soutenire la thèse que le cycle politico-électoral et le cycle administratif du plan ont presque toujours été dissociés, avec évidente faiblesse de l&#8217;un et de l&#8217;autre.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Dans cette situation, le problème administratif devient vite un problème technique et politique: c&#8217;est-à-dire, comment rendre plus flexible les choix des plans par rapport à la rigidité temporelle et technique des vieux instruments de planification.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Pendant les dix dernières années, on a en effet assisté en Europe à une extraordinaire fragmentation des formes du plan, soit juridiquement légitimées (comme effet de l&#8217;introduction de nouvelles procédures dans la réglementation nationale: le contrat de ville, en Italie les &#8220;accords de programme&#8221;&#8230;), soit ayant au contraire seulement une valeur informelle et locale (le Plan Programme pour l&#8217;Est parisien, en Italie des &#8220;délibérations programmatique&#8221; des municipalités&#8230;).</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">C&#8217;est le cas encore des &#8220;grands projets&#8221;, qui peuvent être separés du contexte de l&#8217;aménagement ordinaire pour suivre des parcours d&#8217;évaluation et d&#8217;approbation différenciés. Dans les plans généraux plus récents on voit, parfois, un surcroît d&#8217;attention donné à la définition détaillée des aspects concernant la réalisation de manière à ne pas avoir à approuver des plans executifs ultérieurs avant de réaliser les travaux. Enfin, on a vu la diffusion de l&#8217;institut du &#8220;plan préliminaire&#8221;, sorte de schéma directeur sans efficacité légale, qui annonce les principales interventions visées.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Toujours dans la recherche indiquée (Martinotti, Vicari 1994), cette situation est bien illustrée: en tout cas, 65% des communes a en cours la &#8220;révision&#8221; du prg, une procédure beaucoup plus simple qu&#8217;un nouveau plan.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">La révision est une parmi plusieurs éscamotages ou ruses pour introduire une ligne à double voie: le <em>status quo </em>et le nouveau dossier, donc des règles et le projet de règles nouvelles. Cette duplicité potentiellfse des règles peut être considérée comme un des indicateurs possibles d&#8217;une souplesse, à la fois institutionelle et culturelle, du rapport à la norme publique, souplesse qui a caracterisé sans doute l&#8217;expérience italienne de l&#8217;urbanisme des dernières années.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">
<p style="margin-bottom: 0pt"><em>Le blocage</em></p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Le années &#8216;80 marquent un clivage dans le processus de développement de la capitale. Par rapport aux années passées, les transformations physiques de la ville sont limitées, c&#8217;est-à-dire que les réalisations sont peu nombreuses; les transformations touchent des zones peu étendues, les changements dans les fonctions principales sont limités. Si on regarde le programme exposé par le délégué à l&#8217;Urbanisme pendant la III Conference municipale sur l&#8217;urbanisme de 1986, on voit une liste d&#8217;interventions prioritaires qui n&#8217;ont pas encore été realisées (<sup><span style="font-size: xx-small"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote3anc" href="#sdfootnote3sym"><sup>2</sup></a></span></sup>).</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Mais le blocage n&#8217;est pas un dispositif total. La production immobilière a avancée, mais souvent au ralenti; la ville a changée. C&#8217;est un changement qui se déroule tout à l&#8217;intérieur du cadre bâti et du cadre normatif donné, par un accroissement continu mais léger et par des ruptures innovatrices des usages; d&#8217;autrepart (Cremaschi 1991), on a emprunté à la polémologie contemporaine l&#8217;image du conflit &#8220;à basse intensité&#8221; pour décrire le soudain blocage ou les accélérations forcées du cours des décisions. C&#8217;est un changement à &#8220;<em>basse</em> <em>intensité</em>&#8221; par rapport à la violente croissance urbaine à partir des années trentes jusqu&#8217;aux années Soixantes; c&#8217;est une transformation qualitative et fonctionelle de l&#8217;usage, des rôles, de la hiérarchie des diverses partie de la ville.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt"><em>Le blocage a opéré, dans une situation d&#8217;incertitude et de mouvement comme un système de filtrage</em>. De fait, le blocage signifie la &#8220;dé- légitimation&#8221; autant des procédures de décision basées sur des critères techniques que celles basées sur des critères politiques: l&#8217;administration finit par favoriser un critère de sélection &#8220;opportuniste&#8221;, qui récompense la coalition des intérêts plus habiles et plus résistants. Le paradoxe du blocage se révèle ainsi être une ressource inestimable pour le pouvoir politique: depuis les années soixante, on a utilisé un système de planning immobile et fossilisé pour faire des projets au coup par coup, avec de douteux résultats: pas d&#8217;opposition univoque autour de la même question, pas de compétition non plus, pas de programmes à moyen ou long terme; mais en revanche, la perpétuelle recherche de l&#8217;association parmi tous les promoteurs et la faiblesse de toute proposition qui innove.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">De ce point de vue, il est important de souligner que le blocage (de l&#8217;immobilier, du foncier, de l&#8217;économie urbaine) est à la fois une ruse de la rhétorique du gouvernement, et l&#8217;inverse &#8220;symmétrique&#8221; de la souplesse italienne du rapport à la norme publique.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Une souplesse tout simplement &#8220;dérèglementaire&#8221; tendra à avoir &#8220;pour fondement les pratiques clientélistes dans la distribution des biens publics, et pour effet les pratiques négatives illégales ( abus des autorisation de construire)&#8221; (Verpraet 1994); mais, en même temps, une flexibilité plus orientée tendra au contraire à contourner les blocages administratifs &#8220;par le développement par fragment de nouvelles formes d&#8217;organisation plus productives sur les lacunes du secteur public&#8221; (<em>ibidem</em>).</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">
<p style="margin-bottom: 0pt"><em>Deux capitales et trois sujets publics </em></p>
<p style="margin-bottom: 0pt">C&#8217;est une géographe française qui, il y a quelques années (Seronde Babonaux 1980), a révélé qu&#8217; à Rome la construction massive des quartiers du dix-neuvième siècle d&#8217;abord, puis de la périphérie moderne, ne s&#8217;est pas produite à la suite d&#8217;un développement endogène, mais grâce à l&#8217;aide d&#8217;un corps étranger, c&#8217;est-à-dire le jeune état italien qui en 1870 s&#8217;empara de la capitale pontificale. Seronde Babonaux utilise la contraposition physique de l&#8217;&#8221;urbe&#8221; papale à la ville &#8220;piémontaise&#8221;, devenue italienne en suite, qui l&#8217;entoure, comme guide pour la description géographique et l&#8217;explication de ce qui la différencie des autres villes européennes (et italiennes). En réalité, l&#8217;&#8221;urbe&#8221; ancienne est plus imbriquée dans la ville moderne que ce que l&#8217;on croit, mais l&#8217;effet miroir du conflit au niveau social entre les &#8220;deux villes&#8221; est doublé du conflit institutionnel entre la ville et la capitale.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Pour comprendre l&#8217;évolution des politiques urbaines, il est donc nécessaire de tenir compte de la présence singulière de plusieurs souverainetés dans le même territoire, c&#8217;est-à-dire l&#8217;état et l&#8217;église. A un niveau tout à fait différent, la ville aussi, en principe soumise au faible contrôle de la région, est responsable de presque toutes les grandes décisions concernant le plan d&#8217;urbanisme, du génie urbain, du logement, des services, du réseau de transport en commun, etc.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Par exemple, tous les efforts de renouveau de l&#8217;urbanisme et les programmes des grands projets de Rome sont liés à la (re)localisation des services de l&#8217;état; mais ces &#8220;affaires d&#8217;état&#8221; sont menées face à une compétence municipale sur l&#8217;urbanisme; et d&#8217;autre part, la municipalité revendique la reconnaissance financière du rôle même de capitale, contribution que l&#8217;état a de la peine à concéder dans la mesure demandée. Sans volonté de collaborer ou, au contraire, sans pouvoirs de coercition, le jeu entre la commune et l&#8217;état tend souvent à annuler n&#8217;importe quelle initiative.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">La présence de la Cité du Vatican, des pèlerinages, des audiences, des sièges diplomatiques etc., impose de lourds péages d&#8217;organisation à la commune de Rome. Prenons comme exemple l&#8217;année Sainte (celle de 1950, ou la prochaine, de 2000): il s&#8217;agit d&#8217;un événement typiquement urbain, comme une grande foire ou une exposition, qui &#8220;consumme&#8221; la ville dans son ensemble pour plusieurs mois et nécessite des investissements en hotels, réseaux de transports publics, parkings, surveillances etc. C&#8217;est le Vatican qui décide des dates (ce qui n&#8217;exclut pas les surprises: l&#8217;actuel pape a promu une année Sainte extraordinaire entre les deux dates), la tutèle de l&#8217;initiative est attribuée par le Concordat de 1984 à l&#8217;état italien, et ce qui concerne l&#8217;organisation retombe sur la commune de Rome.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Le jeu entre les &#8220;trois têtes&#8221; institutionnelles des politiques urbaines romaines- état, commune et Vatican- est très vieux mais depuis peu se renouvelle, surtout en ce qui concerne l&#8217;importance croissante du rôle de la commune. Bien que capitale de l&#8217;Italie, et accueillant un état étranger &#8211; le Vatican- Rome n&#8217;a jamais joui d&#8217;un statut différent de celui des autres communes. A cause de cela justement, les rapports entre les trois sujets ne sont pas hiérarchisés d&#8217;une manière formelle; d&#8217;autre part, les connexions fonctionnelles, juridiques et opérationnelles sont extrêmement complexes.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">En ce qui concerne certains aspects des politiques urbaines, on peut dire que trois souverainetés se confrontent, dissemblables et relativement indépendantes; les relations entre ces trois sujets n&#8217;ont presque jamais été linéaires, pas même au moment de la rédaction des programmes. La superposition institutionnelle est donc le double de celle d&#8217;autres capitales, où elle se manifeste pourtant dans divers rapports (districts fédéraux etc). De plus, chaque sujet est en réalité multiple: par exemple, autant l&#8217;industrie publique que les finances du Vatican ont &#8220;joué&#8221; de manière autonome par rapport à l&#8217;état et à l&#8217;Eglise, participant directement à l&#8217;industrie de la construction de la capitale.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Cette cohabitation de trois sujets souverains (la commune n&#8217;est à proprement parler souveraine que dans le cadre des attributions précisées par une loi de l&#8217;état.) et territoriaux &#8211; surtout la commune- est en effet plutôt singulière. Notre réflexion sur les sujets institutionnels pourrait s&#8217;approfondir encore; ce que nous voudrions surtout souligner est la multiplicité des logiques d&#8217;organisation qui en résultent.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">
<p style="margin-bottom: 0pt"><em>Les logiques du développement urbain </em></p>
<p style="margin-bottom: 0pt">On peut déterminer, du point de vue analytique, au-moins trois logiques d&#8217;action soutenant différentes organisations urbanistiques.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Chacune de ces logiques peut peut être interprétée comme un &#8220;type ideal&#8221; de stratégie de développement de la ville, dans laquelle s&#8217;inscrivent -à divers degrés- les éventuels programmes d&#8217;action des sujets publics et privés. Ces logiques d&#8217;organisation sont <em>alternatives</em> par essence (elles fournissent diverses solutions à des problèmes comuns: par exemple, à la localisation du tertiaire urbaine, ou à la typologie et au taux de dispersion des nouveaux logements),  mais naturellement elles produisent des effets qui, bien que contradictoires, sont <em>présents</em> <em>en même temps</em>. On peut donc considérer que la &#8220;hétérogénéité&#8221; des politiques urbaines de Rome, qui souvent désoriente autant le spécialiste que l&#8217;observateur, remonte à ce brassage (Cremaschi 1994a).</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Dans la schématisation qui suit sont reportés quelques exemples illustrant la manière dont les trois principaux sujets publics contribuent à chacune des <em>logiques</em> de développement, quoique de toute évidence chacune contribue de manière prédominante à une logique spécifique:</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt">- 	la <em>logique de la capitale </em>affronte le problème de l&#8217;organisation du &#8220;poste de commandement&#8221; de l&#8217;état, et s&#8217;est surtout manifestée avec des projets de &#8220;re-concentration&#8221; directionnelle et de création des districts de business modernes, tel que l&#8217;a été en son temps l&#8217;Eur, quartier des ministères choisi par le régime fasciste pour l&#8217;Exposition de 1942. Sur le papier, il existe un secteur privilégié de la périphérie pour la &#8220;re-concentration&#8221; des bureaux publics; en pratique, la concentration continue autour de la ville politique. Le siège théorique de la reconcentration est le secteur oriental où, dans les années soixantes fut désigné le SDO (le Système Directionnel Oriental: presque 10 millions de <em>m<span style="font-size: x-small"><sup>2</sup></span></em> de bureaux, à l&#8217;origine même 40 millions, autour d&#8217;un axe infrastructurel). Le fait que ce projet soit encore inachevé démontre la faiblesse de cette logique d&#8217;action et le manque d&#8217;accord de fond avec la commune, ainsi que l&#8217;ambiguité de l&#8217;état. A l&#8217;origine, l&#8217;idée était que le SDO puisse être considéré comme une opération d&#8217;avantages réciproques pour la commune et l&#8217;état: en fait, la &#8220;re-localisation&#8221; des Ministères de l&#8217;état aurait rationnalisé les sièges administratifs, et aurait induit la &#8220;re-qualification&#8221; de la périphérie orientale de la ville (permettant entre autres de réaliser infrastructures, métro, parcs etc). Au contraire, l&#8217;état garde encore plus de 70% de ses propres bureaux dans le centre ou à l&#8217;Eur (environ 8 millions de m2); et il a agrandi les sièges ou en a réalisé de nouveaux (3 millions de m2 seulement dans les années 80) faisant recours à des procédures spéciales qui ne tiennent pas compte du prg de la commune. La valeur  du SDO aujourd&#8217;hui est donc presque nulle (Perulli 1994): mais on ne sait pas encore quels programmes pourront hériter de ce rôle.</p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.1pt;margin-bottom: 0pt">
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.1pt;margin-bottom: 0pt">-	la <em>logique des villes globales </em>(pas tant de la politique et de la finance, comme New-York, Tokyo etc., mais de l&#8217;esprit, comme Jérusalem, Calcutta) affronte le problème des fonctions d&#8217;excellence au niveau mondial (religion, tourisme, culture, sport, diplomatie) et s&#8217;est manifestée dans les propositions de grandes infrastructures: aéroports, transports en commun, liaisons variées, centres technologiques, grands aménagements de musées et centres culturels etc. Au point de vue du territoire, cette logique ne privilégie pas un lieu spécifique, et même d&#8217;une certaine façon se désintéresse du centre traditionnel. Eventuellement, on privilégie le décentrage sélectif de certaines fonctions importantes vers les pôles périphériques, mettant en évidence le caractère différencié des &#8220;vocations&#8221; fonctionnelles des secteurs territoriaux de la ville. Cette deuxième logique implique une modernisation diffuse qui peut procéder par projets graduels et est relativement indifférente au rôle de capitale institutionnelle de Rome. Il s&#8217;agit en apparence d&#8217;une logique plus concurrentielle que la première, qui nécessite de nouveaux acteurs et promoteurs dans divers domaines, tels que les domaines religieux, culturel, cinématographique, sportif, etc. Un exemple important bien que presque ignoré est la présence d&#8217;un &#8220;quartier des affaires&#8221; du Vatican. En fait, les instituts religieux et les grandes congrégations ont réussi à réaliser, dans les tournures du prg, une sorte de centre directionnel religieux dans le Secteur Ouest, au service de toute la chrétienté.</p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.1pt;margin-bottom: 0pt">
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.1pt;margin-bottom: 0pt">-	la <em>logique de la métropole</em>, enfin, affronte -comme dans toutes les grandes métropoles du monde- le problème de l&#8217;organisation urbaine, en particulier le problème du logement et, plus récemment, le problème des transports et de la mobilité (l&#8217;identité des grands quartiers périphériques, la spécialisation fonctionnelle des secteurs urbains, les liaisons entre le centre et les communes de l&#8217;aire métropolitaine, etc, sont d&#8217;autres problèmes importants). Il serait laborieux de rendre compte des actions des administrations de diverses époques et des indications politiques, mais en résumé nous pouvons affirmer qu&#8217;on a toléré une dispersion élevée des interventions (Cremaschi 1991) ainsi qu&#8217;une considérable production informelle de logements illégaux. Les équipements urbains ont été maintes fois réalisés après les quartiers abusifs; le nombre des logements publics a été limité dans le temps et de toute façon récemment réduit à cause du manque de ressources (l&#8217;incidence de la construction publique, égale à 60% du total en 1980, s&#8217;est trouvée réduite à 11% dix ans plus tard). Le travail concernant les infrastructures de transport a été tardif et très onéreux (au cours des années 80, il est monté de 24,7% à 49,4% des investissements de la Comune). En ce qui concerne le territoire, on ne définit pas de claires stratégies si pas en termes négatifs envers la ville existante: en fait, la construction informelle abusive a privilégié la dispersion résidentielle; tandis que le logement public a privilegié la banlieue.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">
<p style="margin-bottom: 0pt"><em>Entre logiques et politiques</em></p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Le &#8220;désordre&#8221; parmi les logiques d&#8217;actions des sujets publics et leurs stratégies se réfléchit donc dans le décalage des politiques urbaines, dans l&#8217;absence d&#8217;un programme unitaire, dans l&#8217;effort croissant pour soutenir l&#8217;incertitude.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">D&#8217;ailleurs, un aspect commun à toutes les définitions de politique urbaine est le mélange des effets inattendus avec les cours des actions intentionnelles: dans une démarche pragmatique, comme un &#8220;programme d&#8217;action&#8221; de l&#8217;autorité publique ou gouvernementale (Thoenig 1985); en termes systémiques et régulatifs, comme un &#8220;processus de médiation sociale&#8221; (Muller 1990); ou encore, d&#8217;un point de vue constructiviste, comme l&#8217;outil d&#8217;une analyse, &#8220;construit&#8221; par l&#8217;observateur (Crosta 1990).</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">La politique donnée est le résultat (et donc pas seulement un programme) d&#8217;un processus d&#8217;interaction sociale, mais d&#8217;un processus ouvert par essence, qui implique de nombreux acteurs (et pas seulement les acteurs dévoués à la politique à cause de la bureaucratie ou par impératif de la fonction sociale).</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">La démarche qui caractérise cette définition de la politique est l&#8217;ampleur et la variété potentielle du <em>network</em> d&#8217;acteurs sociaux engagés dans la politique, plutôt que le problème que la politique donnée vise à résoudre. Il n&#8217;est donc pas impossible d&#8217;avoir plusieurs niveaux de politique urbaine en même temps objet et résultat des <em>networks</em> des différents acteurs. De ce fait, on ne peut pas ignorer que la principale différence entre les logiques de développement est justement l&#8217;importance diverse de la cohésion du <em>network</em> des acteurs.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">A ce stade, on peut introduire des liaisons entre logiques et politiques. La condition pour la réalisation de la première logique était une forte intentionnalité, et l&#8217;accord décidé par au-moins deux sujets publics, l&#8217;état et la commune; éléments qui au contraire sont venus tous deux à manquer. Les ressources de consensus à mobiliser devaient donc être beaucoup plus fortes que celles impliquées dans d&#8217;autres conduites. En réalité, le SDO a été la plus célèbre victime du blocage du système.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Au contraire, les logiques ayant obtenu du succès ont été celles capables de s&#8217;insérer dans les interstices du système administratif et de décider d&#8217;accords avec le système politique. C&#8217;est par exemple le cas du directionnel qui s&#8217;est beaucoup développé à Rome aussi, bien que moins qu&#8217;en Europe (<sup><span style="font-size: xx-small"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote4anc" href="#sdfootnote4sym"><sup>3</sup></a></span></sup>), et dans lequel la &#8220;déconcentration&#8221; dans la périphérie métropolitaine des sièges ou des services techniques publics (Banca d&#8217;Italia, Université, Istat&#8230;) a pris un poids considérable. C&#8217;est aussi le cas des actions informelles, des &#8220;nouveaux castors&#8221; et des travaux publics réalisés pour le Mondial de football (remaniement du stade, liaison ferroviaire avec l&#8217;aéroport, tangentiale etc.)</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Le système du blocage a vite laissé voir les conséquences négatives, surtout en termes de choix tout sauf optimaux, inefficacité économique, corruption et coûts croissants. Une des raisons en est la faiblesse des fonctions qui, en France notamment, &#8220;sont associées à la maîtrise d&#8217;ouvrage publique et privée (programmation, évaluation, édification&#8221;) (Verpraet 1994), dont la rationalisation se heurte à la faiblesse de l&#8217;administration publique surtout au niveau local, autant du point de vue technique que du point de vue des ressources économiques (la taxation locale est encore étroitement limitée, tandis que les normes gérées par l&#8217;état imposent des standards techniques élevés); en général, on inpute à l&#8217;instabilité et l&#8217;incertitude politique la déstructuration de l&#8217;appareil technico-administratif de l&#8217;état.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Dans ce contexte, il n&#8217;est pas étonnant que les travaux publics réalisés en Italie pour le &#8220;rendez-vous- spectacle&#8221; du Mondial de football de 1990 aient coûtés, selon les évaluations, de 6.500 à 8.000 milliards de lires, plus du double coût (en valeurs de l&#8217;époque) des Grands Travaux parisiens, ou des investissements de l&#8217;état anglais pour les Docklands de Londres (Bellicini 1991). Pendant la même période, d&#8217;autre part, la reconstruction de Naples après le tremblement de terre a coûté trois fois la somme prévue (SPS 1991).</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Donc, le blocage a été la &#8220;formule&#8221; d&#8217;une conjoncture qui a administré des avantages illicites par des choix qui n&#8217;étaient ni publics ni optimaux, mortifiant en même temps la raison technique et politique: sa limite n&#8217;est pas simplement une limite d&#8217;<em>efficacité</em> de l&#8217;action publique. D&#8217;autres résultats auraient pu être assurés seulement à condition que les objectifs du système aient été changés d&#8217;avantage.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Mais il vaut mieux souligner ce que le blocage a en commun avec ce qui caractérise l&#8217;action publique depuis toujours (de Lara 1993): elle peut apparaître comme soit <em>trop politisée</em> (quand les problèmes techniques sont réglés par des choix politiques); soit, au contraire, <em>pas assez politisée </em>(quand les choix techniques s&#8217;avèrent étrangers aux règles de la représentation politique et au jeu des coalitions décisionnelles).</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Le mélange correct est donc un problème qui concerne tous les systèmes de plan, en particulier ceux qui s&#8217;adressent aux situations innovatrices (où la &#8220;puissance&#8221; publique opère un transfert de responsabilité politique vers des sujets privés); ces dernières étant des situations de mobilisation &#8220;des acteurs publics et privés, dans le cadre d&#8217;une action conjointe, visant des objets de négociation jugés réalisables dans une zone spécifique&#8221; (Crosta 1991).</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">
<p style="margin-bottom: 0pt">
<p style="margin-bottom: 0pt"><em>Retour de la politique?</em></p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Le manque d&#8217;efficacité est un reproche typiquement libéral: la vague libériste voudrait étendre au plan d&#8217;urbanisme la flexibilité, la spécialisation, la réduction des délais, la mobilité dans l&#8217;espace, les caractères de la production industrielle plus moderne (<sup><span style="font-size: xx-small"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote5anc" href="#sdfootnote5sym"><sup>4</sup></a></span></sup>). Le marché remplacerait la formule étatique classique, qui associait technique et politique dans l&#8217;action publique, par le recours aux forces du marché: deréglementation et dépolitisation, donc, progresseraient ensemble. Ce remarque a été justement inversé (Crosta 1991): au contraire, le retour de la politique affecterait les entreprises privées elles-mêmes.</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Les nouvelles expériences en cours au niveau local, à Rome comme ailleurs, paraissent suivre pour le moment ce second modèle: la sortie du blocage est suivie de l&#8217;extension des règles publiques et de l&#8217;approbation de programmes politiques. La réforme a donné aux maires un surplus de légitimité et d&#8217;efficacité par rapport au niveau institutionnel central: en effet, le &#8220;tournant&#8221; vers la deuxième République est encore loin de l&#8217;accomplissement. D&#8217;autre part, les procédures dans le domaine de l&#8217;urbanisme n&#8217;ont pas changé: le changement s&#8217;opère donc dans le cadre législatif et administratif connu, sans autre nouveauté que le recours aux outils d&#8217;&#8221;autocoordination&#8221; au niveau local pour avancer les réformes que l&#8217;état ou les Régions tardent à introduire. Ces changements semblent préceder une &#8220;ré-orientation&#8221; des politiques urbaines et de la culture politique locale.(Perulli 1994).</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui, le plan général d&#8217;urbanisme, jugé inadéquat du point de vue technique et par rapport à la séquence temporelle, était contourné par les projets d&#8217;aires ou grâce aux grands travaux publics (approuvés par des procédures spéciales). Maintenant qu&#8217;on a annoncé de nouveaux plans pour des villes importantes (Milan, Catane, Palerme, Bologne, Vincenza) on n&#8217;assistera pas à l&#8217;exhumation du vieil outillage. Car <em>&#8220;the era of the grand plan has passed&#8221;</em> (comme on le récite à la London Docklands Development Corporation), les villes nécessitent un <em>programme </em>qui soit&#8221; un programme politique, qui puisse définir avec clarté les buts, les objectifs, les secteurs et les lieux où on désire intervenir&#8221; (Folin 1990).</p>
<p style="margin-bottom: 0pt">Un tel programme est l&#8217;objet, en ce moment, d&#8217;une sorte d&#8217;&#8221;autoréforme&#8221; locale (Cremaschi 1994b): au-delà des expérimentations en cours (plan directeur, pacte pour le developpement local, projet d&#8217;aire, etc.), l&#8217;adjectif commun à chacune est &#8220;stratégique&#8221; (<sup><span style="font-size: xx-small"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote6anc" href="#sdfootnote6sym"><sup>5</sup></a></span></sup>), c&#8217;est-à-dire la thématique du rapport entre les nombreux sujets et les raisons diverses (publiques et privées) (<sup><span style="font-size: xx-small"><a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote7anc" href="#sdfootnote7sym"><sup>6</sup></a></span></sup>).</p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt"><strong>Ouvrages cités</strong></p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt">
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt">Bellicini L., 1991, a cura di, <em>La costruzione della città europea negli anni &#8216;80</em>, Roma, Credito Fondiario.</p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt">Cremaschi, M., 1991, &#8220;Urbanistica a bassa intensità: il caso di Roma&#8221;, in L. Bellicini, <em>cit</em>.</p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt">Cremaschi M., 1994a, &#8220;L&#8217;organizzazione territoriale dell&#8217;area romana. Dinamiche e rappresentazioni degli anni Ottanta&#8221;, in A. Fubini, a cura di, <em>I problemi delle grandi aree metropolitane</em>, F. Angeli.</p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt">Cremaschi M., 1994b, &#8220;La denazionalizzazione del problema abitativo&#8221;, <em>Urbanistica</em> 102</p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt">Crosta P.L., 1990, &#8220;La politica urbanistica&#8221;, in B. Dente, a cura di, <em>Le politiche pubbliche in Italia</em>, il Mulino, Bologna</p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt">Crosta P.L., 1991, &#8220;Politiche urbanistiche, nuovi attori e trasformazione della città&#8221;, in L. Bellicini, <em>cit.</em></p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt">de Lara Ph., &#8220;Les langages de l&#8217;état&#8221;, in <em>Le futur de l&#8217;état</em>, convegno del Ministère del l&#8217;Equipement-PCA, Paris, 17 feb. 1992.</p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt">Folin M., 1990, Il piano che è fallito, <em>MicroMega</em>, 1</p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt">Martinotti G., Vicari S., 1994, &#8220;La formazione del piano regolatore generale&#8221;, in AA.VV., <em>Le decisioni di opera pubblica e di urbanistica nelle città</em>,. Archivio Isap, Nuova Serie, 7, Giuffré, Milano</p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt">Merloni F., Santantonio V., Torchia L., 1988, <em>Le funzioni del governo locale in Italia</em>, Milano, Giuffré.</p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt">Muller P., 1990, <em>Les politiques pubbliques</em>, Puf, Paris</p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt">Perulli P., 1994, &#8220;La costruzione delle nuove politiche urbane&#8221;, in <em>Casabella</em>, pp. 23 e ss.</p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt">Seronde Babonaux A.M., 1980, <em>De l&#8217;Urbs à la ville: Rome. Croissance d&#8217;une capitale</em>, Edisud, Aix en Provence, (tr. it. 1983)</p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt">SPS, 1991, <em>8° Rapporto sullo stato dei poteri locali</em>, Roma.</p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt">Thœnig J.-C., 1985, &#8220;L&#8217;analyse des politiques publiques&#8221;, in M. Grawitz, J. Leca, <em>Traité de science politique</em>, t. IV, Puf, Paris</p>
<p style="margin-left: 14.2pt;text-indent: -14.2pt;margin-bottom: 0pt">Tocci W., 1993, <em>Roma, che ne facciamo</em>, Editori Riuniti, Roma.</p>
<p class="sdfootnote">Verpraet G., 1994, &#8220;Plans et projets en horizon flexible, trajectoire Franco-Italiennes&#8221;, en <em>Recherches sur le projet et les concepteurs</em>, Ministère du Logement-Pca, Paris (Actes du séminaire Euro-conception, Paris, 28-29 sept. 1993</p>
<p class="sdfootnote">
<div id="sdfootnote1"></div>
<div id="sdfootnote2">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym-western" name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc">1</a> Ce paragraphe est partiellement repris, avec modifications, d&#8217;une 	communication de l&#8217;auteur au séminaire: “Euro-conception, 	Recherches sur le projet et les concepteurs”, Paris, 28-29 sept. 	1993.</p>
</div>
<div id="sdfootnote3">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym-western" name="sdfootnote3sym" href="#sdfootnote3anc">2</a> Le blocage frappe d&#8217;abord la réalisation du SDO; le projet de 	Gregotti e Benevolo pour le grand Parc Archéologique du 	Centre Historique et de la rue Appia Antica; le Centre des Congrès 	et d&#8217;expositions, l&#8217;auditorium de Flaminio (dont le projet a été 	presenté en 1994 par R. Piano); les nouveaux Marchés 	Généraux, le centre ferroviaire de SetteBagni, le port 	turistique à Ostie, le renouveau du quartier de la Gare 	Termini; l&#8217;agrandissement de l&#8217;Université II, la réalisation 	de l&#8217;Université III et le plan du quartier de la gare 	Ostiense; le complément de l&#8217;anneau ferroviaire etc. Seuls 	échappent au blocage la deuxième ligne du metro, les 	projets pour le Mondial de Football Italia &#8216;90: le renouveau du 	stade de football, la nouvelle liaison ferroviaire rapide avec 	l&#8217;aéréoport de Fiumicino, outre quelques grands 	magasins dans la banlieue, des grands ensembles et nombreux 	pavillons illégaux.</p>
</div>
<div id="sdfootnote4">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym-western" name="sdfootnote4sym" href="#sdfootnote4anc">3</a> A Londres, pendant les années 1987-89 seulement, ont a 	terminé plus de 2,1 millions de m<sup>2 </sup>de bâtiments 	pour les activités tertiaires; plus de 6,1 million de m<sup>2</sup> étaient en voie de costruction; et on disposait de permis de 	construire 12 millions de m<sup>2 </sup>encore. En région 	Île-de-France pendant les années &#8216;80 on a octroyé 	permis de contruire pour 15 millions de m<sup>2</sup> (Bellicini 	1991).  En même temps, à Rome, on a realisé 6 	millions de m<sup>2 </sup>pour le logement populaire et presque 1 	million de m<sup>2 </sup>de bâtiments pour les activités 	tertiaires (Cremaschi 1991).</p>
</div>
<div id="sdfootnote5">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym-western" name="sdfootnote5sym" href="#sdfootnote5anc">4</a> La méfiance répandue envers le plan d&#8217;urbanisme est 	esemplifié par la remarque contenue dans une étude 	redigée pour le Ministère du Bilan et du Plan: &#8220;un 	programme d&#8217;investissement ne peut pas être subordonné 	d&#8217;une façon rigide aux contenus et aux procédures 	d&#8217;élaboration des plans d&#8217;urbanisme&#8221;.</p>
</div>
<div id="sdfootnote6">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym-western" name="sdfootnote6sym" href="#sdfootnote6anc">5</a> Par planification stratégique on entend &#8220;un processus 	(soutenu par des instruments analytiques et techniques) d&#8217;adaptation 	et d&#8217;exploration, construit de façon non séquentielle, 	mais par phases de définition/redéfinition, de 	développement et évaluation d&#8217;alternatives multiples, 	de compréhension et construction des interactions parmi les 	acteurs&#8221; (Perulli 1994).</p>
</div>
<div id="sdfootnote7">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym-western" name="sdfootnote7sym" href="#sdfootnote7anc">6</a> A Rome, en particulier, a été proposée 	l&#8217;articulation en dix zones qui devraient unir les &#8220;municipalità&#8221; 	(c&#8217;est à dire les arrondissements qui naîtront du 	partage de la commune actuelle) et les communes de la proche 	banlieue; en outre, une &#8220;confèrence permanente&#8221; 	dévra coordonner les sujets publics locaux. On est en train 	de rédiger un &#8220;plan directeur métropolitain&#8221; 	et des projets locaux, par zones (&#8221;progetti d&#8217;area&#8221;) ou 	par secteurs (aires naturelles, parcs publics, zones industrielles, 	voiries, transports en commun, grands équipements 	commerciaux). L&#8217;&#8221;occupation des sols&#8221; sera réglée 	par des prg de zones dont la responsabilité portera sur 	chaque commune métropolitaine. De plus, les problèmes 	de coordination avec les communes environnantes et la programmation 	économique font de nouveau partie de l&#8217;agenda politique 	local.</p>
</div>
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		<title>La ville qui apprend</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Oct 2009 14:42:43 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>La ville qui apprend</p>
<p style="text-align: left">Il est reconnu habituellement qu’une bonne méthode scientifique permet d’éliminer les théories erronées, mais ne garantit pas de produire des idées neuves. Pourquoi en revanche la ville devrait être créatrice d’idées ? Pourquoi demandons-nous à des situations assez souvent compliquées et vulnérables d’être vecteur de créativité ou tout du moins [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://cremaschi.dipsu.it/files/2009/10/La-ville-qui-apprend.pdf">La ville qui apprend</a></p>
<p style="text-align: left"><a href="http://cremaschi.dipsu.it/files/2009/10/9-copia.jpg"><img class="size-medium wp-image-98 aligncenter" src="http://cremaschi.dipsu.it/files/2009/10/9-copia-400x229.jpg" alt="9 copia" width="400" height="229" /></a>Il est reconnu habituellement qu’une bonne méthode scientifique permet d’éliminer les théories erronées, mais ne garantit pas de produire des idées neuves. Pourquoi en revanche la ville devrait être créatrice d’idées ? Pourquoi demandons-nous à des situations assez souvent compliquées et vulnérables d’être vecteur de créativité ou tout du moins innovation ?<br />
La réponse, c’est que les acteurs de la ville produisent des idées et des projets, n’importe quelle soit la demande politique: mais si la demande politique n’est pas attentif, ou les acteurs faibles, la créativité s’effondre. Cela peut apparaître un paradoxe mais c’est ce que l’on a observé ces dernières années dans la « politique de la ville », mais aussi dans toutes « les politiques pour la ville », les stratégies urbaines, et les démarches de marketing territorial.<br />
Une des raisons principales de ce paradoxe est que l’action publique de l’Etat est moins efficace que prévu ; une seconde raison est que la société civile ne réussit plus à produire par voie naturelle ces « enzymes » capables de réduire les ruptures et les fractures liées à la modernisation; une autre encore est que la capacité de mobilisation antagoniste des groupes sociaux, bien qu’ils soit petits et émiettés, est plus élevée que leur capacité de médiation constructive.
</p>
<p style="text-align: left">27° Rencontre Nationale des Agences d&#8217;Urbanisme: &#8220;Créa Cité &#8211; L&#8217;Innovation urbaine en débat&#8221;, Dunkerque 15-16 novembre 2006.</p>
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		<title>Agir: il manifesto per la città</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Oct 2009 09:11:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>editore</dc:creator>
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		<category><![CDATA[La nuova questione urbana]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Sebbene le periferie rispecchino le crescenti differenze della società, non mostrano più un’opposizione gerarchica e verticale con il centro, se si intende questo come la sede del potere e della ricchezza.
Mentre una volta la città poteva venire rappresentata tramite un sistema piramidale, alla cui base si trovava la periferia e il centro era posto al [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sebbene le periferie rispecchino le crescenti differenze della società, non mostrano più un’opposizione gerarchica e verticale con il centro, se si intende questo come la sede del potere e della ricchezza.<br />
Mentre una volta la città poteva venire rappresentata tramite un sistema piramidale, alla cui base si trovava la periferia e il centro era posto al vertice, oggi il sistema è mutato ed è diventato (un po’) più orizzontale e piatto.<br />
Le periferie accolgono ora al loro interno persone e ceti estremamente diversi, e sono soggette a cambiamenti costanti. Non si definiscono per opposizione ad un potere economico e politico, ma per espressione di aggregazioni e preferenze diverse. Le periferie rispecchiano in grande misura la varietà più generale della società, e sono espressione di questa più di quanto non siano in opposizione con il centro.<br />
Questo ci porta a parlare non più di periferia, ma di periferie al plurale, e più precisamente, di periferie come non tanto l’“opposto”, quanto il “rovescio” della città.<br />
La metafora del rovescio rimanda al permanere di un nesso problematico, che si caratterizza piuttosto per la metamorfosi che per l’opposizione. I quartieri ‘esterni’ sono dunque il luogo del cambiamento evolutivo –spesso della metamorfosi in qualcosa di altro, a volte semplicemente della erosione- del rapporto tra spazi e città, delle forme di cittadinanza moderna.<br />
Se questo è vero, l’interpretazione delle periferie non rimanda tanto alla geografia, alla localizzazione o ai perimetri, come certa ricerca urbana ha teso a privilegiare nella costruzione analitica di modelli e stadi dell’evoluzione urbana; e forse neppure al tipo di problemi, malesseri e luoghi dall’altro, come è stato al centro di certa ricerca sociale sull’indebolimento progressivo dei legami e della coesione sociale, certo più gravi ma non esclusivi nelle zone periferiche.<br />
Questa idea di capacitazione trova oggi molti sostenitori, ma era già presente nella definizione di ‘diritto alla città’ di Henri Lefebvre. In quel famoso lavoro, sia detto di passaggio, figurava al centro della dimensione della città la possibilità di aver accesso a degli opposti: l’individualità e l’associazione, la privacy e l’abitare insieme… Ma figurava soprattutto il diritto all’opera, termine utilizzato anche dalla Arendt, alla capacità cioè di ‘partecipare a’ (e di fruire in modo attivo de) la costruzione della città.<br />
Da qui è l’aggancio sulla riflessione delle politiche per le periferie: che siano in grado di capacitare piuttosto che di ordinare; di estendere la possibilità di fruire –nel senso detto prima- e di ricostruire i beni comuni che la città offre.</p>
<p>&#8220;Agir pour les villes et le territoire”, Ufficio culturale dell’Ambasciata di Francia-BCLA; Ordine degli Architetti, Pianificatori Paesaggisti Conservatori di Roma, maggio 2008.</p>
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